*
Bill était assis sur le lit les bras croisés sur la poitrine le regard cloué contre la porte. Je baissai le regard en fermant derrière moi ce simple morceau de bois qui me séparait maintenant de tous échapatoirs possible. Je pris place à côté de lui rabattant sur ma poitrine mes frêles jambes où je déposai le creux de mon menton en laissant mes yeux vaguer dans l'espace restrint de ma chambre.
Aucun de nous deux n'étaient diposés à rompre le silence, et si il ne fesait rien, je savais que je pourrais continuer longtemps dans cette imcompréhension totale.
<<Qu'est-ce qu'il y a Kim ? Je te comprends plus en ce moment.
-...
-Kim ! J'en ai marre de parler à un mur à chaques fois que j'ouvre la bouche, marre de te voir m'éviter ou me raconter des conneries ! Ne me dis pas que tu voulais ce putain de livre là parce que je ne te croirais pas ! Qu'est-ce qu'il y a à la fin ?
-Je ... Je ...>>
Un flot de larme envahit mon champ de vision avant de s'écraser contre le tissus de mes draps. Mes mains tremblantes vinrent se coller à mon visage dont des torrents de cascades envahissaient la moindre parcelle de peau. Bill tourna la tête en ma direction et baissa la tête comme je l'avais fait à mon entrée avant de se lever pour être enface de moi. Il me saisit les poignets et planta ses yeux marrons glacés, qu'avec la pénombre je ne distinguai que vaguement, dans les miens.
<<Kim, je t'aime, mais je ne sais pas si mon amour suffira pour sauver ce que l'on vit ensemble. Seul je ne pourrais rien faire. Mais si toi aussi tu fesais un petit quelque chose je pense que tout irait mieux. Je suis prêt à tout entendre, des bonnes aux mauvaises nouvelles, vas y, laches ton sac. C'est maintenant ou jamais.>>
Je lui lançai un regard pleins de tristesse et de reproche avant de me jetter dans ses bras nous fesant tomber à terre tous les deux. Nos corps roulèrent vers l'amoir et je finis par me retrouver sous le ventre de Bill qui me regardait d'un regard surpris.
<<Tu n'avais pas mis de préservatif, à moins que si tu en avais mis un il avait du se fendre. Et ayant peur d'être enceinte je suis allée acheter un test avec Emma et Marianne. Je ne savais pas comment t'en parler, je savais pas comment aborder le sujet, j'avais peur. Peur que tu me laisses si il s'était révéler positif. Peur que tu ne veuilles plus de moi si je te le cachais ... Ce que j'ai fait ... Excuse moi ... Pardon ... Je dois être pitoyable ...>>
Mes yeux s'étaient remis à briller de toute leur surface, et mon corps se colla à celui de Bill sentant sa chaleure si douce et agréable contre ma peau.
<<Réponds moi Bill, je m'en veux tellement ...>>
Il se décolla de moi me poussant vers l'armoir et se leva en attrapant ma main au passage la tirant pour m'aider à me lever.
<<Je pensais que tu avais confiance en moi, je pensais qu'il y avait quelque chose entre nous de magique, d'unique. Mais je vois qu'enfaite je me suis trompé sur toute la ligne, que j'étais le seul pauvre con à croire ça. Tu peux t'en vouloir Kim, parce que tu ne m'as pas perdu, mais tu as perdu ma confiance en toi ...>>
Il me lança un dernier regard avant de partir en claquant la porte me laissant dans la chambre, les yeux remplient de larmes, les mains tremblantes et la gorge sèche. Mon corps tomba d'un coup par terre, ne laissant autour de moi ainsi que dans mon corps qu'un énorme vide, froid, glacial, sans vie ...
Je l'avais perdu, lui, mon seul repère, ma seule âme, mon âme soeur ...
La claretée du soleil illuminait de toute sa puissance les minces trous des volets laissant un doux voile transparent pénétrer dans la pièce. Je me frottai les yeux, espérant que tout ce que j'avais cru vivre n'était enfaite qu'un simple rêve. Je tapotai de ma main froide le tapis à côté de moi et vis qu'aucune présence n'était là. Seul mon corps à terre donnait à la pièce un petit peu de vie, de chaleur humaine. Je serrai mes poingt contre mon corps, secoué à nouveau de tremblements accompagné de larmes. La porte s'ouvrit et je ne distinguai que de petites formes et taches de couleurs. Une main se posa sur mon épaule et m'essuya d'un geste les larmes qui roulaient jusque dans le tissus du tapis.
<<Kim ? Kim ? Kim?!>>
Des paroles m'étaient adressées mais je n'arrivai pas à distinguer les mots qu'elles contenaient juste des bruits perçants et aïgues qui m'arrivaient aux oreilles me donnant mal au crâne.
<<Kim ? Réponds moi bordel de merde!>>
Une force surhumaine pour mon pauvre corps, démunit de toute âme, le souleva et je me retrouvai sur mes deux pieds vasiant d'un côté à un autre.
<<Kim tu pourras nous accompagner à l'aéroport ou tu veux rester ici ? Kim qu'est-ce qu'il y a ?!
-Je ... Je l'ai perdu ...
-Perdu quoi ?
-Lui ...>>
Je collai ma tête contre l'épaule inconnue reconnaissant, à l'odeur, le corps d'Emma et la main d'Arthur dans mes cheveux.
<<Ma puce, qu'est-ce qu'il s'est passé ... ?
-Je lui ai dit pour le bébé, il a dit qu'il n'avait plus confiance en moi, et il n'a même pas voulu savoir le résultat du test, j'suis qu'une pauvre conne, qui n'a pensé qu'à elle la dedans ...>>
Je recommencai à pleurer mais plus intensément que hier, je criai étouffant mes pleures dans le pull d'Emma qui passait délicatement sa main dans mon dos essayant de calmer mes secousses.
Le temps m'avait semblé interminable presque infini. Le soleil était bien haut dans le ciel et autour de moi une odeur de cookies tout droit sortit du four règnait dans la pièce. Je me décidai à me lever et me dirigeai doucement sans me brusquer jusqu'à mon armoir. Je sortie un débardeur blanc avec un long collier à grosses perles noirs suivit d'un simple slim avec des escarpins noir à lannières. Je pris mon cabas où j'enfilai à l'intérieur mon portable qui n'avait pas fait un bruit depuis hier soir et descendai les escaliers. En bas c'était la foire totale, des sacs de voyage étaient étalés dans toutes l'entrée cachant entièrement le carrelage, des chaussures mises dans des sacs en plastiques dépassaient d'un petit trou entre deux sacs et j'en passe. A peine avais-je fait un pas dans la cuisine qu'un silence des plus calme s'installa dans la pièce.
<<Quoi encore ? Dis-je en attrapant un verre de jus d'orange que Tom voulait prendre.
-Rien Rien, sourit Emma en me tendant une serviette pour m'essuyer la goute orange mélangé à un faux sourire, qui tombait sur ma joue.
-Et bien alors continué votre discussion je me ferais discrète, riai-je.>>
Mes paroles sonnaient amèrement fausses. A l'intérieur de moi un cyclone avait fait rage et tout était à reconstruire, mais j'étais bien trop lache pour le montrer et je cachai le tout par un sourire en demi lune.
<<Votre avion est à quelle heure ? demandai-je en regardant l'horloge de la cuisine
-Je crois qu'il est à trois heures, répondit Arthur en passant derrière mon dos pour attraper son billet.
-Je veux pas vous mettre la pression les cocos, mais il faut être minimum quatre heures à l'avance à l'aéroport !
-Merde ! Bon alors hop laisses tomber les cookies Marianne on a pas le temps !>>
Emma avait crié cette dernière phrase en jettant dans l'évier une plaque remplit de petits biscuits cramés de la surface visible à l'intérieur. Arthur prit sur son épaule cinq sacs et sortie en courant de la maison en essayant de ne pas se manger la première marche.
<<Juste une question ? Vous comptez y aller comment ? Ma mère et Luc ne sont pas là vu qu'ils avaient quelque chose d'urgent à faire ce matin et je ne peux pas venir à cause de mes soeurs.
-On a déjà appellé un Taxi ne t'inquiètes pas, enfin déjà Tom est entrain de le faire je crois.>>
Le poulpe était derrière moi un sourire flamboyant au visage et s'empressa de partir en courant en entendant son nom dans la bouche d'Emma qui souria de plus belle en voyant la réaction provoquée chez le "deux de tensions matinal".
La voiture était chargée et le coffre fermé. Il ne restait plus que les adieux à boucler. Marianne était dans les bras de Tom et cachait son visage bourssouflé, de plaques rouges provoqué par les larmes, dans le t-shirt de Tom.
<<Je crois que c'est là que nos chemins se séparent ma Kim ... dit Arthur en passant sa main droite dans mes cheveux.
-Arrêtes ...>>
Je fermai les yeux savourant ce dernier contact avant de me jetter dans ses bras en explosant en larme une nouvelle fois. Je crois que mes parents auraient mieux fait de m'appeller Madeleine comme ils voulaient le faire à l'époque j'aurais très bien porté ce prénom je pense. Arthur plaqua son bassin contre le mieux et déposa un doux baiser sur ma joue avant de s'éloigner de moi sous le regard noir et maternelle d'Emma.
<<On t'appelle dès qu'on attérit ma puce et aussi n'hésite pas si tu veux parler je serais toujours là pour toi même si tu as une équipe de choc ici, dit elle en pointant d'un sourire Marianne et Tom qui s'embrassait à pleine bouche.
-Je n'hésiterai pas promis et saches que c'est réciproque, je connais le phénomène Arthur et je sais qu'il peut faire des dégats.>>
Elle me souria et me serra une dernière fois dans ses bras avant de dire au revoir au couple ventouse.
Ils montèrent dans la voiture et ouvrirent la fenêtre pour nous faire de petits gestes de mains par la lucarne en s'éloignant de plus en plus jusqu'à ce que le taxi ne soit plus qu'un vague souvenir.
<<Kim tu viens ? cria Marianne du porche en me fesant un signe de main vers l'intérieur.
-J'arrive deux secondes.>>
J'enroulai mes bras autour de ma taille avant de m'assoir sur les marches de l'entrée en savourant ce doux silence si agréable. Mes yeux s'étaient fermés ne laissant que les bruits me bercer. Le chant des oiseaux dans les arbres, la tondeuse du voisin, les cris de joies des enfants, des bruits de pas, près très près. J'ouvris un oeil puis l'autre mais je ne distinguai qu'une ombre au dessus de moi. Mais malgré cela cette ombre je l'aurais reconnu entre mille.
<<Bill ... ?>>
Je suis tombée amoureuse d'une petite boule de poile adorablement adorable les gens__(ll)*
La suite arrive, il me manque presque la moitié mais je vais me débrouiller pour la finir rapidement vous avez assez attendu je pense :]
Et mercii pour vos commentaires qui me touchent plus les un que les autres, sans eux The Life 0f Kim serait arrêtée depuis bien longtemps.
Je suis vraiment honorée de voir que je suis l'une des fics les plus lu dans le monde de Tokio Hotel fic's.
C'est Wah quoi.
Merci encore beaucoup, si vous saviez combien de larmes j'ai versé en lisant vos messages.
Et je reçois tellement de questions par jour qu'il met difficile de vous répondre là, parce que je ne me souviens pas de tout mais si vous en avez une n'hésitez pas.
Je me débrouillerais pour faire un brouillon de la réponse et de la poster :]
°The Life 0f Kim°
La suite arrive, il me manque presque la moitié mais je vais me débrouiller pour la finir rapidement vous avez assez attendu je pense :]
Et mercii pour vos commentaires qui me touchent plus les un que les autres, sans eux The Life 0f Kim serait arrêtée depuis bien longtemps.
Je suis vraiment honorée de voir que je suis l'une des fics les plus lu dans le monde de Tokio Hotel fic's.
C'est Wah quoi.
Merci encore beaucoup, si vous saviez combien de larmes j'ai versé en lisant vos messages.
Et je reçois tellement de questions par jour qu'il met difficile de vous répondre là, parce que je ne me souviens pas de tout mais si vous en avez une n'hésitez pas.
Je me débrouillerais pour faire un brouillon de la réponse et de la poster :]
°The Life 0f Kim°
Chapitre 27 :
Partie I
Partie I
Bill était assis sur le lit les bras croisés sur la poitrine le regard cloué contre la porte. Je baissai le regard en fermant derrière moi ce simple morceau de bois qui me séparait maintenant de tous échapatoirs possible. Je pris place à côté de lui rabattant sur ma poitrine mes frêles jambes où je déposai le creux de mon menton en laissant mes yeux vaguer dans l'espace restrint de ma chambre.
Aucun de nous deux n'étaient diposés à rompre le silence, et si il ne fesait rien, je savais que je pourrais continuer longtemps dans cette imcompréhension totale.
<<Qu'est-ce qu'il y a Kim ? Je te comprends plus en ce moment.
-...
-Kim ! J'en ai marre de parler à un mur à chaques fois que j'ouvre la bouche, marre de te voir m'éviter ou me raconter des conneries ! Ne me dis pas que tu voulais ce putain de livre là parce que je ne te croirais pas ! Qu'est-ce qu'il y a à la fin ?
-Je ... Je ...>>
Un flot de larme envahit mon champ de vision avant de s'écraser contre le tissus de mes draps. Mes mains tremblantes vinrent se coller à mon visage dont des torrents de cascades envahissaient la moindre parcelle de peau. Bill tourna la tête en ma direction et baissa la tête comme je l'avais fait à mon entrée avant de se lever pour être enface de moi. Il me saisit les poignets et planta ses yeux marrons glacés, qu'avec la pénombre je ne distinguai que vaguement, dans les miens.
<<Kim, je t'aime, mais je ne sais pas si mon amour suffira pour sauver ce que l'on vit ensemble. Seul je ne pourrais rien faire. Mais si toi aussi tu fesais un petit quelque chose je pense que tout irait mieux. Je suis prêt à tout entendre, des bonnes aux mauvaises nouvelles, vas y, laches ton sac. C'est maintenant ou jamais.>>
Je lui lançai un regard pleins de tristesse et de reproche avant de me jetter dans ses bras nous fesant tomber à terre tous les deux. Nos corps roulèrent vers l'amoir et je finis par me retrouver sous le ventre de Bill qui me regardait d'un regard surpris.
<<Tu n'avais pas mis de préservatif, à moins que si tu en avais mis un il avait du se fendre. Et ayant peur d'être enceinte je suis allée acheter un test avec Emma et Marianne. Je ne savais pas comment t'en parler, je savais pas comment aborder le sujet, j'avais peur. Peur que tu me laisses si il s'était révéler positif. Peur que tu ne veuilles plus de moi si je te le cachais ... Ce que j'ai fait ... Excuse moi ... Pardon ... Je dois être pitoyable ...>>
Mes yeux s'étaient remis à briller de toute leur surface, et mon corps se colla à celui de Bill sentant sa chaleure si douce et agréable contre ma peau.
<<Réponds moi Bill, je m'en veux tellement ...>>
Il se décolla de moi me poussant vers l'armoir et se leva en attrapant ma main au passage la tirant pour m'aider à me lever.
<<Je pensais que tu avais confiance en moi, je pensais qu'il y avait quelque chose entre nous de magique, d'unique. Mais je vois qu'enfaite je me suis trompé sur toute la ligne, que j'étais le seul pauvre con à croire ça. Tu peux t'en vouloir Kim, parce que tu ne m'as pas perdu, mais tu as perdu ma confiance en toi ...>>
Il me lança un dernier regard avant de partir en claquant la porte me laissant dans la chambre, les yeux remplient de larmes, les mains tremblantes et la gorge sèche. Mon corps tomba d'un coup par terre, ne laissant autour de moi ainsi que dans mon corps qu'un énorme vide, froid, glacial, sans vie ...
Je l'avais perdu, lui, mon seul repère, ma seule âme, mon âme soeur ...
Partie II
La claretée du soleil illuminait de toute sa puissance les minces trous des volets laissant un doux voile transparent pénétrer dans la pièce. Je me frottai les yeux, espérant que tout ce que j'avais cru vivre n'était enfaite qu'un simple rêve. Je tapotai de ma main froide le tapis à côté de moi et vis qu'aucune présence n'était là. Seul mon corps à terre donnait à la pièce un petit peu de vie, de chaleur humaine. Je serrai mes poingt contre mon corps, secoué à nouveau de tremblements accompagné de larmes. La porte s'ouvrit et je ne distinguai que de petites formes et taches de couleurs. Une main se posa sur mon épaule et m'essuya d'un geste les larmes qui roulaient jusque dans le tissus du tapis.
<<Kim ? Kim ? Kim?!>>
Des paroles m'étaient adressées mais je n'arrivai pas à distinguer les mots qu'elles contenaient juste des bruits perçants et aïgues qui m'arrivaient aux oreilles me donnant mal au crâne.
<<Kim ? Réponds moi bordel de merde!>>
Une force surhumaine pour mon pauvre corps, démunit de toute âme, le souleva et je me retrouvai sur mes deux pieds vasiant d'un côté à un autre.
<<Kim tu pourras nous accompagner à l'aéroport ou tu veux rester ici ? Kim qu'est-ce qu'il y a ?!
-Je ... Je l'ai perdu ...
-Perdu quoi ?
-Lui ...>>
Je collai ma tête contre l'épaule inconnue reconnaissant, à l'odeur, le corps d'Emma et la main d'Arthur dans mes cheveux.
<<Ma puce, qu'est-ce qu'il s'est passé ... ?
-Je lui ai dit pour le bébé, il a dit qu'il n'avait plus confiance en moi, et il n'a même pas voulu savoir le résultat du test, j'suis qu'une pauvre conne, qui n'a pensé qu'à elle la dedans ...>>
Je recommencai à pleurer mais plus intensément que hier, je criai étouffant mes pleures dans le pull d'Emma qui passait délicatement sa main dans mon dos essayant de calmer mes secousses.
Le temps m'avait semblé interminable presque infini. Le soleil était bien haut dans le ciel et autour de moi une odeur de cookies tout droit sortit du four règnait dans la pièce. Je me décidai à me lever et me dirigeai doucement sans me brusquer jusqu'à mon armoir. Je sortie un débardeur blanc avec un long collier à grosses perles noirs suivit d'un simple slim avec des escarpins noir à lannières. Je pris mon cabas où j'enfilai à l'intérieur mon portable qui n'avait pas fait un bruit depuis hier soir et descendai les escaliers. En bas c'était la foire totale, des sacs de voyage étaient étalés dans toutes l'entrée cachant entièrement le carrelage, des chaussures mises dans des sacs en plastiques dépassaient d'un petit trou entre deux sacs et j'en passe. A peine avais-je fait un pas dans la cuisine qu'un silence des plus calme s'installa dans la pièce.
<<Quoi encore ? Dis-je en attrapant un verre de jus d'orange que Tom voulait prendre.
-Rien Rien, sourit Emma en me tendant une serviette pour m'essuyer la goute orange mélangé à un faux sourire, qui tombait sur ma joue.
-Et bien alors continué votre discussion je me ferais discrète, riai-je.>>
Mes paroles sonnaient amèrement fausses. A l'intérieur de moi un cyclone avait fait rage et tout était à reconstruire, mais j'étais bien trop lache pour le montrer et je cachai le tout par un sourire en demi lune.
<<Votre avion est à quelle heure ? demandai-je en regardant l'horloge de la cuisine
-Je crois qu'il est à trois heures, répondit Arthur en passant derrière mon dos pour attraper son billet.
-Je veux pas vous mettre la pression les cocos, mais il faut être minimum quatre heures à l'avance à l'aéroport !
-Merde ! Bon alors hop laisses tomber les cookies Marianne on a pas le temps !>>
Emma avait crié cette dernière phrase en jettant dans l'évier une plaque remplit de petits biscuits cramés de la surface visible à l'intérieur. Arthur prit sur son épaule cinq sacs et sortie en courant de la maison en essayant de ne pas se manger la première marche.
<<Juste une question ? Vous comptez y aller comment ? Ma mère et Luc ne sont pas là vu qu'ils avaient quelque chose d'urgent à faire ce matin et je ne peux pas venir à cause de mes soeurs.
-On a déjà appellé un Taxi ne t'inquiètes pas, enfin déjà Tom est entrain de le faire je crois.>>
Le poulpe était derrière moi un sourire flamboyant au visage et s'empressa de partir en courant en entendant son nom dans la bouche d'Emma qui souria de plus belle en voyant la réaction provoquée chez le "deux de tensions matinal".
La voiture était chargée et le coffre fermé. Il ne restait plus que les adieux à boucler. Marianne était dans les bras de Tom et cachait son visage bourssouflé, de plaques rouges provoqué par les larmes, dans le t-shirt de Tom.
<<Je crois que c'est là que nos chemins se séparent ma Kim ... dit Arthur en passant sa main droite dans mes cheveux.
-Arrêtes ...>>
Je fermai les yeux savourant ce dernier contact avant de me jetter dans ses bras en explosant en larme une nouvelle fois. Je crois que mes parents auraient mieux fait de m'appeller Madeleine comme ils voulaient le faire à l'époque j'aurais très bien porté ce prénom je pense. Arthur plaqua son bassin contre le mieux et déposa un doux baiser sur ma joue avant de s'éloigner de moi sous le regard noir et maternelle d'Emma.
<<On t'appelle dès qu'on attérit ma puce et aussi n'hésite pas si tu veux parler je serais toujours là pour toi même si tu as une équipe de choc ici, dit elle en pointant d'un sourire Marianne et Tom qui s'embrassait à pleine bouche.
-Je n'hésiterai pas promis et saches que c'est réciproque, je connais le phénomène Arthur et je sais qu'il peut faire des dégats.>>
Elle me souria et me serra une dernière fois dans ses bras avant de dire au revoir au couple ventouse.
Ils montèrent dans la voiture et ouvrirent la fenêtre pour nous faire de petits gestes de mains par la lucarne en s'éloignant de plus en plus jusqu'à ce que le taxi ne soit plus qu'un vague souvenir.
<<Kim tu viens ? cria Marianne du porche en me fesant un signe de main vers l'intérieur.
-J'arrive deux secondes.>>
J'enroulai mes bras autour de ma taille avant de m'assoir sur les marches de l'entrée en savourant ce doux silence si agréable. Mes yeux s'étaient fermés ne laissant que les bruits me bercer. Le chant des oiseaux dans les arbres, la tondeuse du voisin, les cris de joies des enfants, des bruits de pas, près très près. J'ouvris un oeil puis l'autre mais je ne distinguai qu'une ombre au dessus de moi. Mais malgré cela cette ombre je l'aurais reconnu entre mille.
<<Bill ... ?>>


